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Usines Renault : pour une stratégie industrielle, sociale et écologique

16 Juil 2020 | Dossiers, Emplois industriels

CP du 27 mai 2020 

Amendement déposé par le groupe : Amdt 10 Renault

“Un prêt de 5 milliards d’€ à Renault sans conditions sociales et environnementales est inenvisageable. Une mobilisation contre les licenciements et fermetures de sites s’impose. Il faut d’urgence une stratégie industrielle intégrant les enjeux sociaux et climatiques.”

Séance plénière du 11 juin 2020

QUESTION D’ACTUALITÉ – Usines Renault : pour une stratégie industrielle, sociale et écologique

Présentée par Fabien GUILLAUD-BATAILLE

Les récentes annonces de fermetures de sites de Renault sont déflagratrices, au moment où la crise sanitaire s’accompagne d’une crise sociale et économique majeure.

Plusieurs sites français ont d’abord été évoqués. Finalement, le PDG de Renault a déclaré qu’un seul serait fermé à l’horizon 2022 sur les 14 que compte l’entreprise en France : celui de Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne. L’avenir de Flins, qui accueillerait les activités de Choisy, est toujours en suspens.

La direction de Renault prétend qu’il n’y aura pas de licenciements secs, alors que son plan vise 4.600 suppressions d’emploi en France, et plus de 10.000 hors de France. C’est donc une véritable catastrophe économique et sociale qui se prépare, et que nous ne pouvons pas accepter !

Pour notre Région, l’inquiétude est grande. D’abord, pour les 263 salariés de Choisy : que deviendront-ils si leurs emplois partent à l’autre bout de l’Ile-de-France ? Et quid ensuite des 2.600 salariés de Flins ? Quid de la production future des véhicules électriques sur ce site ?

Les salariés, les syndicats, sont inquiets et mobilisés. Nous les comprenons et les soutenons.

Ceci interroge forcément sur la stratégie industrielle de Renault, et au-delà sur la politique industrielle nationale et régionale.

Les difficultés de Renault sont connues depuis des mois. Elles résultent en grande partie d’une gouvernance désastreuse, dont le point d’orgue a été l’affaire Carlos Ghosn. Plus largement, l’ensemble de l’industrie automobile est actuellement menacée.

L’horizon est connu par quiconque accepte de le voir en face : le défi climatique nous oblige à la sortie des énergies carbonées. L’usage de l’automobile est au cœur de cette question.

Beaucoup de temps a déjà été perdu pour y répondre. Les réponses de la direction de Renault sont une nouvelle perte de temps, et annoncent de nouveaux gâchis industriels et sociaux.

Le site de Choisy-le-Roi, spécialisé dans la rénovation et le reconditionnement d’organes mécaniques, détient une expertise dans l’économie circulaire, indispensable à la transition écologique vers laquelle Renault doit aller. Fermer ce site est donc un non-sens écologique et social.

Concernant le site de Flins, il est dit que la production de la Zoe, le modèle électrique de la marque, serait stoppée et délocalisée à l’étranger !

A l’heure de la promotion de la voiture électrique, à l’heure où la crise du Covid remet à l’ordre du jour l’enjeu des relocalisations industrielles, Renault fait encore un choix à total contretemps, avec la nouvelle perspective d’un gâchis écologique et social.

Le choix du Gouvernement d’accorder à Renault un prêt garanti de 5 milliards d’euros sans aucune conditionnalité sociale et environnementale est une aberration.

L’État, en tant qu’actionnaire de Renault, aurait dû, et doit s’imposer, pour travailler à une réelle stratégie industrielle de l’entreprise, tenant par les deux bouts les questions écologiques et sociales, qui ne peuvent être dissociées. Il doit plus largement travailler à une telle stratégie pour l’ensemble du secteur automobile national. Le principe du laisser-faire libéral a montré ses limites, il nous mène droit dans le mur. Le temps est venu d’une reprise en main déterminée des pouvoir publics sur ces enjeux majeurs. C’est le devoir de l’État. Mais c’est aussi celui de notre Région.

Par conséquent, que prévoyez-vous Madame La Présidente pour y répondre ?


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Drones, brigades canines et équestres, policiers à demeure, menace de mettre fin aux tickets loisirs...
La droite est toujours dans la surenchère sécuritaire.
Apaiser, rétablir la tranquillité nécessite de la prévention, l’embauche de médiateurs...
https://www.leparisien.fr/essonne-91/comment-la-region-veut-eradiquer-les-violences-sur-les-iles-de-loisirs-franciliennes-02-08-2020-8362566.php

Pécresse a donc changé d’avis... mais s’arrête encore au milieu du gué. Elle veut poursuivre le CDG Express. Tout doit être remis sur la table.
Il faut tourner la page Pécresse et gagner en mars prochain pour changer le quotidien et pour le climat. https://www.leparisien.fr/environnement/valerie-pecresse-pourquoi-le-projet-du-terminal-4-de-roissy-doit-etre-stoppe-02-08-2020-8362305.php

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