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Fermeture programmée des usines Renault : stop au laisser-faire! Pour l’emploi, l’industrie et l’environnement, il faut une véritable stratégie publique

20 Mai 2020 | Communiqués, Emplois industriels

Paris, le 20 mai 2020

La presse a récemment fait écho aux projets de restructuration des usines Renault, prévoyant la fermeture de plusieurs sites en France. Seraient ainsi menacées les usines de Caudan dans le Morbihan, de Dieppe en Seine-Maritime et, en Ile-de-France, celles de Choisy-le-Roi en Val-de-Marne, de Flins dans les Yvelines, et potentiellement le technocentre de Guyancourt dans ce même département ; soit plusieurs milliers d’emplois.

A l’heure où notre pays fait face à une crise économique et sociale d’ampleur inégalée et qui ne fait que commencer, un tel projet de licenciement massifs est inacceptable. A l’heure où les questions de la relocalisation industrielle et de la souveraineté économique nationale sont posées avec acuité, ce projet de restructuration est incompréhensible et intolérable.

Il l’est d’autant plus alors que l’État, l’un des principaux actionnaires de Renault, s’apprête à accorder sans contreparties, ni sociales, ni environnementales, un prêt garanti de 5 milliards d’euros à cette entreprise.

Il l’est d’autant plus aussi, alors que Renault a largement bénéficié ces dernières années d’aides publiques telles que le CICE et le Crédit Impôt recherche, et que son ancien PDG a été récemment poursuivi pour abus de bien sociaux.

Il n’est pas envisageable que le Gouvernement accorde à Renault un nouveau soutien public sans imposer, en contrepartie, des exigences drastiques sur le maintien des emplois et la révision de sa stratégie industrielle à la hauteur des enjeux sociaux et environnementaux présents.

Concernant l’Ile-de-France, qui a déjà été lourdement frappée par les fermetures de sites industriels ces dernières décennies, les enjeux de relocalisation et de réindustrialisation reviennent actuellement à l’ordre du jour, dans le cadre d’une indispensable politique de relance économique.

Dès lors, l’annonce de ces fermetures de sites chez Renault s’annonce à total contretemps de ces impératifs.

Il est urgent que les pouvoirs publics agissent pour stopper ce nouveau désastre économique. Ces licenciements prévus doivent être interdits par l’État.

La Région Ile-de-France doit, dès maintenant, prendre l’initiative pour mobiliser l’ensemble des acteurs concernés, l’État, la société Renault, les syndicats de salariés, les représentants des industries sous-traitantes et de leurs salariés. La filière automobile doit être maintenue dans notre pays et notre Région. La puissance publique doit également agir en mettant en place pour notre Région une stratégie économique réellement durable, en planifiant de manière à prendre en compte les enjeux sociaux et écologiques qui s’imposent aujourd’hui à nous.


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Je le redis :
«Le prétexte de la lutte contre le terrorisme est fallacieux. L’efficacité de ce déploiement dans les espaces publics est loin d’être avérée. On voit en revanche l’usage liberticide qui en est fait dans des pays non démocratiques.»

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