Violences au Lycée Maurice-Utrillo de Stains. Après la visite surprise, Madame Pécresse doit agir.

Avr 16, 2018 | Communiqués

Voilà des mois que le groupe Front de gauche alerte l’exécutif régional de la situation explosive rencontrée dans certains lycées des quartiers populaires, en particulier en Seine-Saint-Denis.

La situation du Lycée Marcel-Utrillo de Stains n’y échappait pas : de manière récurrente, le groupe Front de gauche a informé l’exécutif régional et lui a demandé d’agir quant à la situation de ce lycée où la violence n’a cessé de grandir depuis des mois.

Ainsi en janvier et mars dernier, lors des commissions permanentes, Céline MALAISÉ avait « souhaité appeler l’attention sur la recrudescence des violences scolaires dans certains établissements, notamment du 93. [Elle était] alertée des violences scolaires commises par certaines bandes de jeunes et qui ont une incidence sur le climat qui n’est pas du tout propice aux études. »

Dès son arrivée en 2016, Pécresse a fait le choix de supprimer les dispositifs de prévention de lutte contre les violences scolaires au profit de seules caméras. Pour la présidente du groupe FDG « la présence humaine est indispensable et prioritaire. Les caméras de vidéosurveillance n’entravent pas les phénomènes de violence scolaire et ne permettent pas le retour à une situation de sécurité obligatoire pour les élèves, leurs familles et les personnels pour pouvoir travailler sereinement. »

Il est important que les revendications portées par les parents d’élèves et l’équipe enseignante, et soutenues par la mairie de Stains mobilisée, soient enfin entendues par la région qui n’a répondu à aucune de leurs nombreuses sollicitations.

Les violences rencontrées par ce lycée classé en REP+ pourraient être en partie résolues par l’obtention de moyens humains et matériels supplémentaires qui, pour certaines, sont de ressort régional.

Pour Didier MIGNOT, conseiller régional de Seine-Saint-Denis, « au delà de sa visite surprise répondant à des intérêts politiciens très locaux, Madame Pécresse doit maintenant s’avancer concrètement pour améliorer les conditions d’enseignement et d’encadrement des élèves. C’est une urgence absolue, pour les élèves, pour le lycée mais aussi pour les habitants de ces quartiers populaires. »

Paris, le 16 avril 2018

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