Transports franciliens : la mise en concurrence nuit gravement aux usagers !

Juil 2, 2019 | Communiqués

Une délibération concernant la délégation de service public sur le tramway T9 et le réseau de bus Bords de l’eau était aujourd’hui soumise au Conseil d’administration d’IDF Mobilités. Les administrateurs et élu.e.s PCF-Front de Gauche alertent sur les logiques délétères de mise en concurrence des transports franciliens, qui mettent gravement en danger ce service public.
 
Pour Jacques Baudrier, Pierre Garzon et Fabien Guillaud-Bataille, administrateurs d’IDFM, « la privatisation des transports publics n’apporte aucune plus-value pour les usagers en matière de qualité de service. De plus, la mise en concurrence entre opérateurs donne aussi lieu à une mise en concurrence entre les salariés du secteur, et à un véritable dumping social. La délibération concernant la délégation de service public du T9 et du réseau de bus Bord de l’eau annonce une perte de statut pour les salariés de la RATP. Ce sont à terme les conditions de travail de ces salariés qui sont menacées. C’est également une perte de cohésion du réseau qui est à craindre alors que toutes les lignes pourraient bientôt être exploitées par des opérateurs différents. En conséquence la qualité du service offert aux usagers, ainsi que leur sécurité seront gravement affectées. Alors même que les conditions sociales des ouvertures à la concurrence doivent être définies par la loi LOM et les décrets qui suivront, nous demandons que tout soit mis en œuvre pour garantir des conditions sociales de haut niveau pour les salariés, passant par le maintien de l’EPIC RATP comme opérateur de ces lignes, afin de garantir la qualité du service et la sécurité des usagers ».
 
Pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de Gauche à la Région Ile-de-France, « les logiques actuelles de privatisation du réseau de transports publics francilien, que Valérie Pécresse met directement en œuvre, ou qu’elle soutient indirectement, comme pour le scandaleux projet CDG Express, vont avoir des conséquences redoutables pour les usagers sur de nombreux territoires. On le voit déjà sur le RER B, avec les perturbations occasionnées par les travaux du CDG Express lancés en catimini ces derniers mois. On le voit aussi sur la ligne de tram T11, confiée à la filiale privée de la SNCF Keolis, et qui depuis sa mise en service il y a deux ans souffre d’une qualité de service déplorable. On l’entrevoit avec les bus, dont les lignes exploitées par des sociétés concurrentes vont perdre leur cohérence. Derrière le discours de modernisation par lequel les tenants du libéralisme justifient ces choix, nous assistons en fait à une vraie régression. Le service public subit un recul de plus d’un siècle. Tout doit être fait pour stopper ces logiques et pour maintenir le rôle des opérateurs historiques du service public. Contrairement à ce que prétend V. Pécresse, qui applique ces logiques avec zèle, c’est possible avec une vraie volonté politique ».

Paris, le 2 juillet 2019

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