Quartiers populaires : à nouveau, Pécresse use de vieilles ficelles droitières pour servir son avenir personnel !

12 Sep 2019 | Communiqués

Dans une tribune parue ce 9 septembre, Valérie Pécresse déclare que « la situation explosive de nos banlieues n’a suscité qu’un intérêt de façade » et demande qu’y soient rétablis « l’ordre et l’espoir ». En réalité, toute sa politique depuis 2016 a consisté à aggraver dans les quartiers populaires les effets du désordre libéral et le désespoir social.

Pour les élu.es régionaux Front de Gauche, « Valérie Pécresse fait une fois par an de grandes annonces sur les quartiers populaires, avec toujours les mêmes vieilles ficelles, la même ignorance, les mêmes clichés réduisant la vie de ces quartiers à “l’assistanat et au deal”, la même chanson entre rappel à l’ordre extrême-droitier et discours de commisération.
Derrière ces grandes déclarations, que voit-on en réalité ? Rien d’autre qu’une politique visant à détruire systématiquement les dispositifs sociaux et de redistribution créés avant son arrivée à la tête de l’Ile-de-France, et à sabrer dans les budgets destinés aux quartiers populaires. Rien d’autre qu’une série de mesures favorables aux plus riches, et très défavorable aux habitants des quartiers populaires. Rien d’autre en fait, que le prolongement régional des politiques inégalitaires du président des riches Macron.
Derrière une politique de soi-disant mixité sociale, c’est en réalité une prime constamment donnée aux ghettos de riches et aux villes qui ne respectent pas loi SRU. C’est une baisse de plus 100 millions d’euros sur le budget régional du logement social, la division par deux du budget politique de la ville à laquelle est dorénavant ajouté le soutien aux territoires ruraux… Derrière son encouragement à la “réussite”, c’est une baisse de 100 millions d’euros de l’aide régionale aux associations, dont beaucoup implantées dans la vie économique et sociale des quartiers.  C’est une réduction considérable de la dotation régionale au département de Seine-Saint-Denis, le plus pauvre d’Ile-de-France, passée de 31,7€/habitant en 2014 à 5,5€/habitant en 2018, soit une baisse 82,6% !

C’est, parallèlement à ces coupes drastiques, une multiplication des aides régionales à de grands groupes du CAC 40, comme Safran, Vinci ou Air Liquide. Voici la réalité de “l’égalité” républicaine selon Valérie Pécresse.

Lors de l’Appel de Grigny en octobre 2017, notre groupe avait proposé dans un rapport un ensemble de mesures concrètes et ambitieuses en faveur des quartiers populaires afin que la Région agisse pour qu’ils entrent dans le droit commun et que l’égalité républicaine ne soit plus un vain mot. Pécresse et la droite régionale l’avaient, sans surprise, rejeté. Dans ses actes comme présidente de Région, Pécresse se désintéresse réellement des conditions de vie des habitants des quartiers populaires, elle instrumentalise la situation à coups de déclarations cyniques, avec une rhétorique guerrière et de droite extrême pour servir son seul dessein politique. »

Paris, le 11 septembre 2019

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