Projet CDG Express : le passage en force doit cesser immédiatement!

5 Fév 2019 | Communiqués

Alors que les dangers du projet privé CDG Express pour les transports publics du quotidien sont pointés par un nombre croissant de citoyen.ne.s, d’usagers, et d’élu.e.s, il est urgent que l’État dise stop et lance un réel débat public de grande ampleur.

Pour Céline Malaisé, Didier Mignot, Sylvie Fuchs et Fabien-Guillaud- Bataille, conseillers régionaux d’Ile-de-France, « L’impact négatif du CDG Express sur les transports du quotidien préoccupe un nombre croissant d’usagers, d’agents des opérateurs de transports, et d’élu.e.s de toutes couleurs politiques, en particulier ceux des territoires desservis par la ligne du RER B, et les réseaux Paris Nord et Est.

Les centaines de milliers d’usagers de ces réseaux, y compris les salariés de l’aéroport de Roissy, n’auront jamais accès au CDG Express du fait de sa conception ignorant les territoires traversés et de ses tarifs prohibitifs.

Pourtant ce projet privé de 2,1 milliards d’euros bénéficiera de 1,7 milliard d’euros de prêt de l’État. Ceci alors que ces moyens publics devraient profiter aux réseaux publics, notamment au RER B, qui nécessitent de lourds investissements pour être renforcés.

Ces inquiétudes ont été relayées lors du conseil d’IDF Mobilités du 5 décembre dernier. Plus récemment, de très

nombreux citoyen.ne.s et élu.e.s de différentes tendances politiques ont envoyé un appel au Préfet afin que ce projet soit stoppé.
Nos concitoyens, dont de nombreux habitants des territoires situés au nord de Paris, sont actuellement mobilisés pour réclamer plus de justice sociale et territoriale, ainsi qu’une amélioration notable de leurs services publics.

Mais le Gouvernement semble pour l’heure sourd à ces revendications. Alors qu’une concertation sur le CDG Express est supposée être menée actuellement, de nombreux riverains et élu.e.s, notamment à Mitry-Mory, ont eu la surprise de constater que les premiers travaux étaient d’ores et déjà engagés. Ce passage en force n’est pas acceptable. Pas plus que le projet de privatisation d’ADP, auquel le CDG Express est étroitement lié.

Nous l’avons souligné avec force aux côtés des élu.e.s de Mitry- Mory le 31 janvier dernier. Nous l’avons écrit cette semaine à la Présidente de Région Valérie Pécresse et au Préfet : il faut dès à présent stopper ce projet en commençant par arrêter les travaux, alors que la soi-disante concertation menée par le Préfet est en cours.

Nous poursuivrons donc la mobilisation aux côté des citoyen.ne.s, des usagers et des élu.e.s, jusqu’à ce que leur parole soit enfin entendue.»

Paris, le 5 février 2019

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