Pacte agricole : au delà des intentions, Pécresse ne rompt pas avec le modèle productiviste

Mai 31, 2018 | Communiqués

Le Conseil régional d’île-de-France examine aujourd’hui le Pacte agricole présenté par Valérie Pecresse. En dépit d’un habillage progressiste, ce pacte reste largement dominé par des orientations favorables au modèle productiviste et aux grandes organisations agricoles qui le défendent.

Pour Jean-Michel Ruiz, conseiller régional, “ce pacte propose quelques mesures à priori positives, notamment sur la valorisation des filières régionales, le développement des énergies renouvelables sur les exploitations, ou encore l’idée qu’il faut développer le bio. Mais il faut nuancer : sur le bio justement, V. Pecresse veut le soumettre aux critères du modèle agricole productiviste, ce qui est contradictoire avec les fondements sociaux et économiques du bio. En outre on ne trouve rien de concret dans ce pacte pour lutter contre les fortes inégalités qui minent le monde agricole, rien de concret non plus pour lutter contre la disparition des terres agricoles, le soutien de l’exécutif régional à Europacity en est un exemple, ni pour contribuer à sortir vraiment de l’usage intensif des produits phytosanitaires, dont le glyphosate”.

Pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de Gauche, “le pacte agricole de V. Pecresse, derrière des allures progressistes, fait tout pour ne pas heurter les intérêts des gros producteurs, largement représentés à la FNSEA, et qui résistent continuellement à la réorientation de l’agriculture vers un modèle réellement durable, solidaire, respectueux des consommateurs, des intérêts des producteurs les plus modestes, de la santé de toutes et tous, et de l’environnement. Nous ne pouvons évidemment pas soutenir cette politique de faux semblants”.

 Paris, le 31 mai 2018

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