Mise à mort d’ARCADI – Pécresse passe, la culture trépasse !

Oct 18, 2018 | Communiqués

Paris, le 17 octobre 2018

Depuis l’annonce le 12 septembre dernier du retrait de la Région d’ARCADI, les jours se suivent et se ressemblent : la droite régionale reste campée sur ses positions, la volonté de Pécresse sera exaucée : ARCADI est liquidé et devra fermer ses portes le 1e janvier 2018.

Pourtant la mobilisation n’a jamais été aussi grande tant du côté des salarié.e.s qui s’inquiètent, à juste titre, de leur avenir que des élu.e.s régionaux ou encore, et surtout des usagers pour qui cet organisme est une plaque tournante et structurante de la culture.

Aujourd’hui encore, nous étions présents en commission Culture et en commission Permanente pour s’opposer au choix unilatéral, rapide et violent de Pécresse de dissoudre ARCADI.

Ainsi Céline MALAISÉ, présidente de groupe a rappelé qu’il est dorénavant indispensable de se doter « d’un cadre de travail et d’un plan de sortie respectueux des droits des salariés, des missions et conventions passées par l’organisme avec les acteurs du spectacle vivant francilien. Après la fermeture du Festival d’Île-de-France, de l’ARIAM et du Motif, celle d’ARCADI achève un écosystème artistique et culturel déjà bien fragile. Valérie Pécresse telle un rouleau compresseur détruit la culture qui irrigue les territoires, celle qui développe le lien social et produit de l’émancipation en Île-de-France. »

De son côté, Vanessa GHIATI, membre de la commission Culture de la région a prôné la recherche d’un consensus car « de nouvelles gouvernances sont possibles. Il faut simplement s’en donner les moyens. Réfléchissons avec les collectivités territoriales ; saisissons le nouveau ministre de la culture qui sera peut-être plus constructif ». Ces propositions sont pourtant restées lettre morte.

Si Valérie Pécresse est capable de mobiliser 200 000 € pour des cours de français à des collaborateurs de l’Autorité bancaire européenne ou un zoo de perroquets, elle doit pouvoir mobiliser des ressources financières propres pour garder l’ARCADI cet outil pertinent et efficace !

Personne n’est dupe. Derrière les annonces fracassantes de hausse budgétaire de la Culture, la réalité est tout autre : V. Pécresse a fait le choix d’asphyxier la culture francilienne ; elle s’y tient et passe en force.

Les élu.e.s Front de gauche continueront à se mobiliser pour qu’ARCADI survive. Les recours politiques, institutionnels et juridiques sont nombreux. Ils seront faits de concert avec toutes celles et tous ceux qui veulent défendre un service public de la culture. La culture francilienne vaut tellement mieux que le mépris et la violence de Pécresse.

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