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Lettre d’information des élu·e·s Front de gauche du Conseil régional d’Île-de-France / n°48 / juillet 2020

17 Juil 2020 | Lettre d'information, Publications

A l’occasion de la séance plénière du 10 juillet, nous avons créé un intergroupe commun aux groupes régionaux de la gauche et des écologistes soit les groupes d’opposition Ensemble l’Ile-de-France, Alternative écologiste et sociale, Ecologistes et Progressistes et Front de gauche.

Au lendemain des élections municipales, alors que l’exécutif régional venait d’être remanié et alors que les élections régionales se dérouleront dans 9 mois, cet intergroupe va nous permettre de  renforcer les combats communs de la gauche et des écologistes. Nous souhaitons créer les conditions d’une alternative politique à la droite francilienne. Les Francilien·ne·s en ont besoin après cinq ans d’accentuation des inégalités sociales  et des fractures territoriales.

“En 2021, l’Ile-de-France peut tourner la page Valérie Pécresse.

C’est notre souhait commun mais c’est surtout une possibilité réelle. Tout est possible ! A condition de tracer un chemin et d’y cheminer ensemble, dès maintenant, avec les Francilien·ne·s.

Le bilan des cinq années de Valérie Pécresse est un échec.

La « révolution » des transports tant promise est en panne. Le soutien régional aux lycées et aux lycéen·ne·s s’est concentré sur quelques territoires avec une part belle faite au privé et à l’autonomie en lieu et place d’une défense de l’école publique et de l’égalité de tou·te·s pour l’accès à une éducation de qualité. La lutte contre le réchauffement climatique et la défense de l’environnement en sont restées aux voeux pieux et à la communication. Le soutien régional à la construction de logements a fondu alors que c’est le poste de dépense qui pèse le plus dans le budget des Francilien·ne·s et que beaucoup sont mal logés. Les fractures territoriales n’ont cessé de s’accentuer, nourries par les choix de la droite régionale favorisant l’austérité et le laissez-faire.

Par ses désengagements, la région n’a pas été au rendez-vous des attentes de ses habitant·e·s. Par ses renoncements, elle a abandonné les territoires.

A 9 mois des prochaines élections régionales, nous sommes convaincus qu’une alternative est non seulement nécessaire, mais aussi possible en Ile-de-France.

Les Francilien·ne·s méritent que leur Région soit à leurs côtés, qu’elle améliore leurs vies et transforme leur quotidien. Notre Région doit agir réellement pour protéger ses habitant·e·s face aux crises sociale, environnementale et économique. Notre Région doit s’adapter pour que l’on puisse continuer à y vivre correctement malgré les risques épidémiques et climatiques.

Dans l’opposition à la région, nous avons relayé ensemble les besoins exprimés par nos concitoyen·ne·s et défendu, pied à pied, nos exigences écologiques et sociales. Pour répondre aux besoins en logement et réduire la précarité dans nos quartiers, pour un développement respectueux de l’impératif environnemental et soutenable, pour soutenir et non abandonner les acteurs associatifs et culturels, pour un aménagement du territoire rééquilibré et au service des Francilien·ne·s.

Aujourd’hui, au lendemain des élections municipales et alors que l’Exécutif régional vient d’être remanié, nous souhaitons renforcer nos combats communs pour créer les conditions d’une alternative politique à la droite francilienne.”

Cette initiative nous permettra de fédérer nos énergies et de contribuer à la dynamique nécessaire pour changerle visage de l’Ile-de-France à partir du printemps prochain.

En commun pour l’Ile-de-France, forts des enseignements des victoires municipales avec des alliances rosesvertes-rouges et citoyennes, dans le respect de nos diversités qui sont une force, nous voulons construire une Ile-de-France sociale et écologiste pour les Francilien·ne·s. C’est le sens de la constitution d’un intergroupe regroupant nos quatre groupes politiques. »

Céline MALAISÉ,

Présidente du groupe Front de gauche

L’ÉTAT DOIT SOUTENIR LE SERVICE PUBLIC DE TRANSPORTS FRANCILIEN, VITE !

L’incapacité d’Ile-de-France Mobilités à payer ses échéances de juillet à la RATP et à la SNCF a été confirmée le 8 juillet dernier. Ce défaut de paiement, qui résulte des pertes de recettes liées à la crise sanitaire, était annoncé. L’État, qui n’a rien fait pour compenser les 2,6 milliards d’euros manquants à IDFM, doit agir d’urgence.

Augmenter encore les tarifs des transports franciliens, qui l’ont déjà été à plusieurs reprises depuis 2016, n’est pas envisageable. D’autant plus que les usagers ont lourdement subi la crise sanitaire, et subissent très lourdement aussi les dysfonctionnements quotidiens du réseau régional.

Pour Céline MALAISÉ, l’État doit assurer ses responsabilités. A l’heure où la priorité est à la relance économique, que des efforts sont quotidiennement demandés aux Français, et que la préservation de l’environnement doit être au coeur des décisions publiques, l’État doit soutenir sans faille le fonctionnement des transports en commun.

Ce qui est en jeu en Île-de-France, ce sont les transports quotidiens de plus de 5 millions d’usagers. Des transports écologiques et populaires. Ce que l’État a été capable de faire pour le secteur privé avec l’automobile et l’aéronautique, il doit le faire pour les transports publics, à l’instar des mesures prises dans de nombreux autres pays confrontés à la même situation. Ne pas agir reviendrait à mettre délibérément en péril le service public de transport régional, alors même que l’État trouve des moyens pour faire avancer le scandaleux projet privé CDG Express. Nous ne pouvons l’accepter !

Nous incitons donc l’ensemble des élu·e·s régionaux à se mobiliser. Nous avons proposé qu’une pétition à l’initiative de la Région soit diffusée auprès des usagers, afin que Macron et le gouvernement mettent en place un plan de sauvegarde des transports publics et compensent intégralement les pertes actuelles.

En savoir plus : http://www.frontdegauche-idf.fr/financement-didf-mobilites-letat-doit-cesser-de-mettre-en-peril-le-service-public-regional-de-transports/

Lien vers la pétition : https://www.change.org/p/pertes-de-recettes-pour-les-transports-idf-ce-n-est-pas-aux-usagers-de-payer-mais-à-l-état

ENTREPRISES EN ILE-DE-FRANCE : UN DESASTRE SOCIAL ET INDUSTRIEL

Alors que la crise sanitaire débouche sur une crise sociale et économique majeure, nous demandons, avec l’ensemble des conseiller·e·s régionaux de gauche et écologistes, que l’Etat intervienne immédiatement pour stopper ces scandales à répétition !

Plan social SANOFI

Ne laissons pas faire !

Sanofi annonce la suppression de 1700 emplois après avoir distribué 4 milliards d’euros de dividendes en avril, en plein confinement. Ceci avec un chiffre d’affaires dopé par l’explosion des ventes de Doliprane liée au Covid 19.

Dans une logique purement financière, Sanofi abandonne des pans entiers de la recherche médicale.

C’est inacceptable !

Pour Vanessa GHIATI, l’État ne peut rester passif face à ces destructions d’emplois, par une entreprise qui a largement bénéficié d’aides publiques. En matière de santé publique, les pouvoirs publics doivent reprendre drastiquement en main ce secteur.

En savoir plus

N O K I A / N O Z A Y
Non à la fermeture du site de Nozay

Les emplois de 831 salariés du site de Nokia à Nozay sont actuellement menacés par un projet de délocalisation.

Nous ne pouvons accepter cette nouvelle catastrophe sociale et industrielle !

Pour Lamine CAMARA, l’État, qui a versé d’importantes aides publiques à cette société, doit intervenir immédiatement pour stopper ces licenciements.

De même alors que la question des relocalisations industrielles revient à l’ordre du jour, la Région Ile-de-France, qui a passé des contrats publics avec Nokia, doit faire pression sur la direction de Nokia. Pour les salariés, là aussi, il y a urgence !

Vidéo de Céline Malaisé

U S I N E S  R E N A U L T / I D F
Pour une stratégie sociale et écologique

La direction vise 4 600 suppressions d’emploi en France, et plus de 10 000 à l’étranger.
Une catastrophe économique et sociale se prépare.
En Ile-de-France, les salariés du site de Choisy-le-Roi sont les premières victimes. Quant à l’avenir de Flins, qui accueillerait les activités de Choisy, il est toujours en suspens.
Pour Fabien GUILLAUD-BATAILLE, l’État actionnaire de Renault doit s’imposer, avec une réelle stratégie industrielle tenant par les deux bouts l’écologie et le social, qui sont indissociables.
Le laisser-faire libéral mène à une impasse. Ici encore, le temps est venu d’une reprise en main des pouvoir publics.


Nous suivre sur les réseaux


Drones, brigades canines et équestres, policiers à demeure, menace de mettre fin aux tickets loisirs...
La droite est toujours dans la surenchère sécuritaire.
Apaiser, rétablir la tranquillité nécessite de la prévention, l’embauche de médiateurs...
https://www.leparisien.fr/essonne-91/comment-la-region-veut-eradiquer-les-violences-sur-les-iles-de-loisirs-franciliennes-02-08-2020-8362566.php

Pécresse a donc changé d’avis... mais s’arrête encore au milieu du gué. Elle veut poursuivre le CDG Express. Tout doit être remis sur la table.
Il faut tourner la page Pécresse et gagner en mars prochain pour changer le quotidien et pour le climat. https://www.leparisien.fr/environnement/valerie-pecresse-pourquoi-le-projet-du-terminal-4-de-roissy-doit-etre-stoppe-02-08-2020-8362305.php

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CDG EXPRESS

En finir avec ce projet scandaleux et inutile

Le projet CDG Express était relié au projet de privatisation d’ADP. Mais aujourd’hui, cette privatisation est reportée sine die. L’enquête publique pour le projet de Terminal T4 à Roissy, qui s’inscrivait également dans le projet de privatisation d’ADP, est elle aussi reportée. En outre, la crise du Covid et l’urgence climatique renforcent les arguments contre le CDG Express, qui n’a plus aucun sens. L’État dit ne pas avoir 2,6 milliards d’euros pour Ile-de-France Mobilités, mais trouve 2,5 milliards d’euros pour le CDG Express.

Pour Didier MIGNOT, cette politique irresponsable doit cesser. L’argent doit maintenant aller aux transports du quotidien : voilà ce que les usagers attendent !

Voir l’intervention de Didier Mignot

ABANDON DU TRAIN PERPIGNAN-RUNGIS

Il faut stopper ce scandale écologique !

La relance du fret ferré est centrale dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le train des primeurs Perpignan-Rungis est au coeur de cet enjeu. Depuis un an, le Gouvernement laisse cette ligne à l’abandon, et ment sur sa volonté de la relancer. Face à ce scandale écologique, une mobilisation s’impose d’urgence.

Pour Michel JALLAMION, la Région Ile-de-France doit s’y engager dès maintenant, avec détermination…

En savoir plus 

AVENIR DES JEUNES FRANCILIEN·NE·S :

PECRESSE N’EST PAS AU RENDEZ-VOUS

BONUS MALUS AUX MISSSIONS LOCALES

Pécresse pénalise les jeunes des territoires populaires

Soumettre le financement des missions locales franciliennes à un système de bonus/malus “c’est l’ADN de la droite régionale” nous a déclaré l’exécutif de V. Pécresse. Ceci alors que de nombreux jeunes vont être victimes de la crise sociale.
Plusieurs missions locales, indispensables pour aider les jeunes des territoires populaires dans leur recherche d’emploi, sont lourdement pénalisées par la politique de Pécresse, aussi injuste qu’incompréhensible. Michel JALLAMION, avec l’ensemble des groupes de gauche et écologistes, a demandé que cessent ces bonus-malus inacceptables.

PRECARITE ETUDIANTE

La Région doit agir !

 

Nous n’avons cessé de le rappeler depuis des mois, avec nos collègues des groupes de gauche et écologistes : la lutte contre la précarité étudiante doit être une priorité de la Région. Trop d’étudiants franciliens souffrent.

Didier MIGNOT a insisté pour rappeler que leur situation s’est aggravée avec la crise sanitaire. Beaucoup s’étaient déjà mobilisés l’an passé pour demander aux pouvoirs publics d’agir davantage, afin

que toutes et tous puissent faire leurs études dans des conditions satisfaisantes. Alors que la Région devrait déployer des moyens pour y contribuer, V. Pécresse n’agit toujours pas. Il y a urgence.

STOP AU SOUTIEN REGIONAL DES ECOLES HORS CONTRATS

Depuis 2016, notre groupe a interpellé l’exécutif régional à plusieurs reprises sur la situation administrative et financière du Réseau Espérance Banlieue suite à l’enquête administrative lancée par l’inspection générale de l’administration (IGA) en septembre 2019 à l’encontre de cette même structure.

Aujourd’hui, une nouvelle interrogation porte sur le cours Alexandre Dumas créée en 2012 à Montfermeil par la fondation Espérance Banlieue et qui devrait fermer à la fin de l’année scolaire en cours. Préalablement destinée à différents « cours de soutien scolaire », dont ceux de Montfermeil, ce transfert de subvention datant de 2017 n’a été que très peu consommée et sa nouvelle utilisation n’est pas précisée.
Pour Céline MALAISÉ, ces subventions régionales s’apparentent à un financement déguisé avec de l’argent public d’école hors contrat ce qui est hors du cadre légal. Par extension, la Région affiche clairement un soutien fort à une vision traditionaliste du catholicisme alors que la Présidente de Région ne cesse de déclamer que « la loi doit être au-dessus de la foi » ! Ses actes démentent de telles déclarations.
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