Gratuité dans les transport en commun d’Île-de-France – Pécresse veut enterrer la gratuité des transports en commun : c’est une aberration !

3 Oct 2018

Sans surprise, Valérie Pécresse est contre la gratuité des transports en commun. Elle veut l’enterrer alors que notre planète suffoque et que tous les indicateurs sont au rouge.

Pour Fabien Guillaud-Bataille, conseiller régional et administrateur d’IDF Mobilités, « nous l’avions bien compris, le rapport commandé par Valérie Pécresse ne sert qu’à légitimer son opposition catégorique à la gratuité des transports en commun. La chose était entendue avant d’être débattue démocratiquement ! Le groupe Front de gauche a invité cette question lors de la dernière séance en présentant un vœu, et la droite régionale a esquivé le débat par des arguments fallacieux. Que Pécresse veuille résumer la gratuité à 500€ d’impôts supplémentaires par ménage francilien est hors-propos. C’est l’ensemble du financement des transports en commun qui doit être débattu afin de compenser la part payée directement par l’usager, soit seulement 20% des recettes. D’autres contributions sont possibles comme celles des entreprises, qui tirent profit d’un réseau de transports et de salariés mobiles. C’est le sens de la proposition de loi pour la gratuité des transports en commun déposée à l’Assemblée nationale par les députés communistes Front de gauche. »

Pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de Gauche, « en enterrant la gratuité des transports en commun, Pécresse est à contre-courant des urgences climatiques et sanitaires. La planète suffoque, la pollution de l’air réduit notre espérance de vie. Les Accords de Paris nous engagent à réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Privilégier les transports en commun est une nécessité absolue. Réduire la circulation des voitures individuelles aussi. De même que la lutte contre l’étalement urbain. Sur le plan social, concrétiser le droit à la mobilité pour tous est une priorité. C’est en ce sens que la place et l’accès aux transports en commun sont réinterrogés et que la gratuité peut constituer une vraie réponse. Depuis 2004, avec la disparition progressive de la tarification zonée, la multiplication des tarifications sociales, nous avançons vers la gratuité. Le Front de gauche poursuivra en ce sens en proposant des nouvelles étapes : la gratuité pour les moins de 18 ans et les bénéficiaires des minimas sociaux puis l’élargir aux retraités. »

Paris, le 2 octobre 2018

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