CDG Express : Macron président du train des riches!

29 Mai 2019 | Communiqués

La Ministre des transports, Elisabeth Borne, a confirmé aujourd’hui que le CDG express serait réalisé. Elle indique que l’État a choisi le scénario 2 du rapport du Préfet avec une mise en service fin 2025. Elle ajoute que la « priorité aux transports en commun n’est pas un slogan » et que « les voyageurs du RER B ne seront pas pénalisés ».

Ce ne sont que des fables ! Derrière cette apparente concession, supposée favorable aux usagers des transports publics impactés par ce projet, il s’agit bien d’un passage en force totalement scandaleux, dont les conséquences seront très lourdes, quoi qu’il advienne.
Réaliser ce projet coûte que coûte est une décision catastrophique pour les plus de 2 millions d’usagers des RER et des Transiliens.

Des alternatives moins coûteuses et réellement neutres pour les voyageurs quotidiens existent pourtant, comme réaliser le bouclage ferroviaire du RER B entre Mitry-Claye et l’aéroport Charles de Gaulle, moderniser de manière accélérée le RER B ou encore respecter le calendrier initial de réalisation de la ligne 17 du métro Grand Paris express, avec un tracé alternatif contournant le projet inutile Europacity.
Ces solutions ont été balayées par l’Etat, alors qu’elles étaient portées par de nombreux élus locaux, des associations, des usagers et des riverains mobilisés. Ce train privé réservé à 17 000 riches touristes devrait donc être construit avec de l’argent public, et 2 millions d’usagers quotidiens verront leurs conditions de transport encore se dégrader.

La question n’est pas celle du calendrier : quelle que soit la date de mise en service du CDG Express, la catastrophe annoncée aura malheureusement lieu.

Car si Macron avait ressorti des cartons ce projet, c’était bien pour accompagner la privatisation d’ADP et glisser le CDG Express dans la corbeille de la mariée. Alors qu’une procédure référendaire est actuellement engagée sur la privatisation d’ADP, cette décision du Gouvernement est un passage en force et un acte qui foule aux pieds l’expression démocratique.

Le Gouvernement et le Président de la République seront comptables de l’enfer vécu par les usagers des transports d’Ile-de-France. Valérie Pécresse, qui en appelait à une révolution des transports, devra aussi assumer cette décision car, jamais, elle n’a usé de tout son poids politique pour s’opposer au désastre annoncé et a seulement exigé des dédommagements pour les usagers.

Face à cette décision inepte, les élu.e.s Front de Gauche restent mobilisés aux côtés de toutes celles et ceux qui s’opposent , et utiliseront tous les moyens possibles pour stopper le CDG Express.

Paris, le 29 mai 2019

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